Rembourser prêt ou investir : la décision en chiffres
Rembourser le prêt ou investir ? Comparez économie certaine, rendement incertain, fiscalité, frais et liquidité sur une durée strictement identique. Utilisez
Consultez le guide associé sur la dette.
La comparaison ne se résume pas à 4 % contre 6 %
Supposons qu’il reste 300 € par mois. Le capital du prêt est de 250 000 €, le taux de 4 % et la mensualité de 1 400 €. Vous pouvez rembourser 300 € de plus ou les investir. Comparer uniquement 4 % à un rendement supposé de 6 % oublie fiscalité, frais, volatilité et liquidité. Les intérêts évités sont certains ; le rendement de marché ne l’est pas.
La vraie question est : quel travail ces 300 € doivent-ils accomplir ? Réduire une dette certaine, constituer une réserve disponible ou prendre un risque pour un objectif lointain ?
Ce que garantit le remboursement
Dans le moteur SaveMate, un prêt de 250 000 € à 4 % avec une mensualité de 1 400 € dure 272 mois et coûte 130 504,79 € d’intérêts. Ajouter 300 € par mois ramène la durée à 203 mois : 69 mois gagnés et 36 329,90 € d’intérêts économisés.
Ce n’est pas un rendement versé sur un compte, mais une dépense supprimée. Le résultat n’est certain que si le contrat autorise le remboursement retenu. Dans l’UE, l’emprunteur dispose en principe d’un droit au remboursement anticipé, mais le droit national et le contrat peuvent prévoir conditions ou indemnité. Demandez un décompte écrit au prêteur avant d’agir.
Ce que l’investissement pourrait produire
Investir 300 € chaque mois pendant 20 ans à un taux constant supposé de 6 % aboutit à 138 612,27 € dans le modèle SaveMate. Les versements représentent 72 000 € et la croissance modélisée 66 612,27 €.
C’est un scénario, pas une promesse. Les rendements sont irréguliers, les frais et impôts réduisent le résultat, et une baisse peut survenir au moment où l’argent devient nécessaire. Utilisez donc un rendement attendu net de coûts et testez aussi une hypothèse moins favorable.
La liquidité peut trancher avant le rendement
Un remboursement augmente la valeur nette détenue dans le logement, mais cet argent n’est plus disponible comme du liquide. Le récupérer peut demander un refinancement ou une vente, impossibles à garantir en cas de baisse de revenu.
Sans épargne de précaution, affecter tout l’excédent au prêt ou au marché laisse la même fragilité : une facture imprévue peut conduire à reprendre une dette coûteuse. Constituez d’abord la réserve, puis comparez les usages à long terme de l’argent réellement disponible.
Une règle de décision résistante
Rembourser convient davantage lorsque le taux du prêt est élevé face à un rendement net prudent, qu’une date de fin certaine compte beaucoup ou qu’une perte vous ferait abandonner. Investir convient davantage avec un horizon long, une mensualité confortable, une réserve déjà constituée et la capacité de supporter une forte baisse temporaire.
Le choix peut être partagé : 150 € vers le prêt et 150 € vers l’investissement. Cette solution ne maximise aucun scénario optimiste, mais combine certitude et exposition au marché et peut être plus facile à tenir.
Comparez avec les mêmes hypothèses
Testez le remboursement supplémentaire avec les conditions du contrat, puis le calculateur d’intérêts composés avec le même montant et la même durée. Ajoutez frais, fiscalité et scénario de rendement inférieur. C’est cet intervalle, avec votre besoin de liquidité, qui éclaire le choix, pas deux pourcentages isolés.